Le tatouage du vendredi 13

Mon tatouage au poignet, une fleur de cerisier

Mon tatouage au poignet, une fleur de cerisier

Je fais depuis peu partie d’un gang. Le gang des tatoués. Si on m’avait dit ça il y a quelques années, j’aurais bien ri… Les tatouages m’attirent depuis toujours, mais je suis une telle flippée de la douleur que je n’ai jamais osé franchir le cap, jusqu’à peu. C’est dire, quand j’étais ado, il m’a fallu au moins 4 ans pour me décider à me faire percer un deuxième et troisième trou d’oreille, tellement j’avais peur !

Du coup, j’ai souvent fantasmé sur le fait de me faire tatouer, quelle partie de mon corps je choisirais, quel dessin, quel style. Et puis, un jour de décembre, j’étais sur Marseille avec une amie qui voulais se faire un petit tatoo, et elle m’a dit : « fais-le avec moi ! ». Sur le coup, je me suis un peu enflammée et j’ai dis Ok ! (en mode Xéna-la-guerrière). J’avais un besoin de nouveauté soudain.

dessin d'une fille tatouée partout

Bizarrement, moi qui suis une fille indécise, j’ai choisi très vite le dessin que je voulais et l’endroit. Ce serait au poignet. Nous sommes donc allées dans le salon de tatoo le plus réputé de Marseille, caressant le doux rêve de se faire tatouer dès le lendemain (hum, précisons que c’était les vacances de Noël…). Le délais était trop long, les vacances trop courtes, nous sommes donc reparties bredouilles, elle en Suisse, moi sur Paris.

Ce premier échec ne m’a pas découragé, j’étais réellement motivée et je le voulais ! J’ai donc laissé passer nos vacances au Costa Rica (plage + soleil = pas terrible pour un tout nouveau tatoo), et en rentrant j’ai cherché un bon tatoueur sur Paris. Mon choix s’est porté sur « All Tatoo », un salon réputé pas très loin de chez moi.

J’ai poussé la porte du salon un peu défraîchi, morte de trouille, avec le bruit de la roulette en action en fond sonore. Non, je n’ai pas pris mes jambes à mon cou en appelant ma mère, j’ai montré mon dessin, versé un acompte, et suis repartie avec un RDV le vendredi 13 mars à 18 heures. Une petite fierté a pointé son museau, j’avais fait le premier pas, le plus décisif.

Le vendredi 13 est arrivé… accompagné d’une petite boule au ventre en fin d’après-midi. Impossible de me concentrer au boulot (Ah bon??). J’essayais de visualiser la scène, la douleur que ça pouvait représenter afin de me préparer un maximum (quand je dis que je suis une vraie flipette). Je me suis pointée à 18 heures au salon et Marie, ma douce tatoueuse, a imprimé mon dessin et préparé mon bras. Une amie est venue me rejoindre pour me soutenir et me parler pendant l’opération-commando.

Ça a duré une demi heure, et je suis sacrément fière de moi. La douleur est tout à fait supportable, même si par endroit, l’aiguille faisait remonter des frissons le long de ma peau. Oui ça picote, mais pas de quoi pisser dans sa culotte (si vous m’autorisez la comparaison, et la rime pourrie). Après, il est extrêmement fin, et ça n’a pas duré des heures…

Depuis, je n’arrête pas de le regarder et je pense déjà à sa grande sœur, un peu plus bas. Serais-ce addictif ? (pas encore de grand dragon prévu dans le dos). Ce qui est étrange, c’est que peu de personnes m’ont soutenu et m’ont cru capable de le faire. On me posait toujours les mêmes questions : mais pourquoi tu fais ça ? Tu vas avoir trop mal… C’est pas un peu tard 28 ans pour un tatouage ?

Alors voilà, c’est ma mini victoire à moi, mon mini kiff. Juste pour me dire que j’en suis capable. Et j’adore cette nouvelle partie de moi.

Mon joli tatouage au poignet

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7 thoughts on “Le tatouage du vendredi 13

  1. Manon

    WAHOU il est superbe ton tatouage j’adore !
    Je me retrouve beaucoup dans ton article ahah :-)

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    1. D'encre et de sel

      Je me suis également retrouvée dans ton article ;-)

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  2. Cécile

    J’adore le dessin! Il est de toi?
    (je prépare tattoo n°5 pour septembre, on n’arrête jamais d’avoir peur de la douleur en fait ;) )

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    1. D'encre et de sel

      Hey tatoo n°5, pas mal… Même si on a toujours l’appréhension au ventre, je me dis que maintenant que je SAIS que je peux survivre à un tatoo, j’ai un peu moins peur :-)
      Après, je sais que si j’en fais un autre, le jour J je serai pétrifiée!!
      Le dessin n’est pas de moi, c’est l’élément d’un dessin de Oana Beford, une illustratrice que j’adore…

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  3. Michel

    En plus de ton talent de dessinatrice et l’habileté de tes longs doigts fins tu as un sacré coup de crayon pour écrire!!! J’aime bien de découvrir, c’est tout ce que tu ne me dis pas.

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    1. admin

      Et oui, on a tous un petit jardin secret… J’espère que tu deviendras une fidèle lectrice!

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      1. Michel

        Je suis déjà une fervente lectrice et j’attends avec impatience chaque article

        Répondre

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