Ce besoin de nature…

Carnet d'illustration à l'encre

 

Je suis une citadine. Clairement. Pas de doute là-dessus. Je ne me verrais pas (pour le moment du moins) faire ma vie ailleurs que dans une grande ville. Et pourtant, j’ai toujours été très attachée à la nature. Quand j’étais petite, mes grands-parents avaient une superbe maison de campagne dans la Drôme et j’y passais toutes mes vacances. Au programme : longues balades sur les routes de campagne et petits chemins de forêt, cache-cache dans les bottes de foin, bouquets de fleurs et cueillette de champignon, bref immersion dans la nature. Ces bols d’air frais me faisaient un bien fou ! Même ado, je privilégiais ces vacances au vert à de possibles vacances entre potes. Quel plaisir de se retrouver en pleine nature, entourée d’arbres et de plaines avec seulement le bruit des oiseaux. Pouvoir faire la sieste dans un champ au soleil, prévoir des pique-niques et perdre la notion du temps. Trouver de la ciboulette sauvage et sentir son odeur caractéristique d’ail. Tout cela me manque.

Autant j’aime les villes et l’énergie urbaine qu’elles dégagent, autant je pourrais très bien passer trois mois au fin fond du Larzac à me balader et à lire. La nature me manque et j’éprouve régulièrement le besoin de voir de la végétation, d’être au contact des arbres, de respirer autre chose que les pots d’échappement. Cela se ressent dans notre appartement : je ne pourrais pas vivre dans une maison sans plantes vertes. Impossible !

Nous avons de plus en plus de mal à simplement observer sans rien faire (je dis « on » car je suis la première concernée). Le monde est devenu un peu barjo, nos rythmes de vie si empressés ne correspondent plus au rythme humain primaire. Quel sentiment de culpabilité terrible nous assaille à la moindre faiblesse, à la moindre flemme… Vite, toujours être en mouvement, toujours être occupé !! Mais le fait de se poser, d’observer ou de se perdre dans ses pensées n’est-il pas déjà une occupation ? N’est-ce pas essentiel afin de recentrer nos idées, d’aiguiser notre concentration et de se ressourcer ?

La nature nous oblige à mettre le pied sur le frein deux minutes. Son rythme est par essence lenteur. Tout est statique ou presque. Tout prend du temps. La vie met le temps qu’elle met à s’épanouir. Le silence, qui peut parfois nous effrayer au quotidien (laissez-vous de la place au silence une fois chez vous ?) est essentiel. Et il est plus facile à trouver en pleine nature.

En ce moment j’ai très envie de forêts, je rêve de grands lacs, d’espace, de montagnes, de fleurs et d’abeilles bourdonnantes. L’odeur de la terre tout juste mouillée est une des plus douces que je connaisse. Ce besoin de me ressourcer loin de la ville m’assaille par moment, et je sens alors que j’étouffe. Je suis d’ailleurs en train de réfléchir à un beau voyage dans les Alpes Bavaroises pour septembre.

Et vous, la nature ça vous botte ? Vous êtes plutôt ville ou campagne ? Ou un peu des deux ?

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4 thoughts on “Ce besoin de nature…

  1. Julia

    C’est un très joli texte, et tes illustrations sont toujours aussi belles :)
    Moi, ça y est, je peux l’affirmer, je suis campagne! J’ai grandi à la campagne, près d’une petite ville, et ado je jurais que dès que je pourrai, je deviendrai citadine! je l’ai été pendant mes études, même si c’était une ville à taille humaine, mais j’ai toujours eu besoin de retrouver la nature le weekend. Finalement j’ai retrouvé la campagne il y a bientôt 2 ans. J’avais quelques doutes au début ( même si c’est une décision que nous avons prise ensemble, c’est quand même plus que mon compagnon que moi qui voulait s’installer là où nous sommes), mais je ne regrette pas! Et ce qui me paraissait un inconvénient, la demi heure de trajet en voiture matin et soir pour aller travailler, ne me dérange plus du tout: je profite des paysages, je vois la nature évoluer au fil des saisons… Le seul truc qui m’embête toujours, c’est l’impossibilité de se faire livrer des sushis (ou d’en trouver d’ailleurs!)! :D

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    1. D'encre et de sel

      Quand tu es devenue citadine tu étais dans quelle ville? Et maintenant ou habites-tu? C’est vrai que ça peut faire un peu « peur » d’être loin des villes et de leur agitation. Mais je n’exclue par un jour de quitter la ville pour le calme de la campagne! Bon, c’est vrai que c’est dommage pour les sushis… :-P Mais j’imagine que ton cadre de vie compense ces petits désagréments. Pour moi, 45 min de transport c’était ma limite max à Paris! Du coup la demi heure en voiture semble plutôt cool :-)

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      1. Julia

        Clermont-Ferrand, donc ça reste une ville assez verte! :D
        Puis Milton Keynes au Royaume Uni (Angleterre, au nord de Londres). Mais maintenant, je suis au fin fond de la Haute Loire (d’où le contraste que j’ai ressenti j’imagine ;) )
        Je comprends, 45min de transports en commun, je ne suis pas sûre que je pourrais supporter… il faut dire que je me suis tellement bien habituée à la campagne, que 3 voitures et un tracteur, pour moi c’est un bouchon! :D
        A bientôt!

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        1. D'encre et de sel

          La Haute Loire ce doit être assez beau! Et sauvage :-)
          Belle fin de journée à toi!

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